Mobilité et environnement

Publié le par A_A



Différents travaux ont montré que la périurbanisation exerce des effets néfastes sur l’environnement. (Newman & Kenworthy, 1989; Fouchier, 1997) On a souvent insisté sur la consommation de carburant, très supérieure lorsque les distances kilométriques s’allongent, et sur ses effets sur l’air. Mais on pourrait penser que la production de voitures économes et « propres » finirait par changer la donne en ce domaine, du point de vue des valeurs absolues. La contre-objection sera alors que, en termes relatifs, l’avantage de la ville compacte n’est pas entamé, ce qui est décisif dans la mesure où les tendances récentes ne laissent pas présager que la production de gaz à effet de serre puisse être rapidement ramenée à des taux réputés non dangereux.

On s’arrêtera ici sur un autre aspect de transformations de l’environnement pouvant avoir des conséquences dangereuses – ici en matière de gestion du cycle de l’eau : l’artificialisation des sols. Sachant que, dans la périurbanisation, la composante des mobilités est essentielle comme choix initial et comme pratique, il est intéressant de se demander quel est son impact différentiel sur l’imperméabilisation des surfaces.


Jacques Lévy : « Quelle mobilité pour quelle urbanité »

Publié dans mobilités urbaines

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